avr. 2006
Lavelanet et Laroque d'Olmes, Midi-Pyrénées
vendredi 21 avril 2006
• Ma première rencontre avec des lecteurs de “la Crevette”, génial ! En “Pyrénées cathares”, Patricia Pousse mène bon train prix littéraires, défilé de costumes et des métiers du textile et autres festivals du doudou.
L'avion est en retard, les routes fermées pour travaux, Patricia en oublie d'allumer ses phares… mais on débarque à l'école Lamartine de Lavelanet en temps et heure. Une double classe : ouf, ça fait beaucoup d'enfants, pas sûre de leur consacrer à chacun le temps qu'il faut… Ils ont tous lu le roman, même Louis, qui m'avoue qu'il ne lit que du fantastique, mais qu'il a aimé mon livre “quand même”, chouette ! Mathilde mène le débat, Fahima veut tout savoir, les mots pleuvent dans ma trousse, adresses e-mail et petites phrases : “on t'adore grave”, là, c'est sûr, ils sont prêts pour le collège. Le skieur, lui, m'offre toute une famille de pingouins en origami. Belle valse hésitation entre enfance et adolescence. Amélie, Manon, Rislène, Alix, Leïla, les deux Laetitia, Camille, Christina… et “oh mon dieu !”, j'ai failli oublier les garçons, pourtant bien présents. Une belle rencontre, merci à tous !
• L'après-midi, vite vite, Laroque d'Olmes. On m'annonce que je suis dans les murs qui ont vu Fabien Barthès réciter l'alphabet. Une très belle école en tout cas.
Florian, Talia, Sonia et les autres enrichissent mon vocabulaire. Vous saviez, vous, que “se galter” ou “se reïtcher” signifient “tomber” ? Chacun devient auteur pour écrire le journal de tous les personnages d'un passage du roman : Anaïs amoureuse, Perrine, le barman… Marine écrit une superbe page avec les mots du prof d'italien, macho à souhait, et même les enseignants jouent le jeu, ils écrivent à deux voix et quatre mains. Élodie, elle, ne lit pas. Elle regarde “À l'ombre du tilleul” et les belles illustrations de Sacha Poliakova. Est-ce que ça suffira à lui donner la clef des livres ? Et si, après tout, elle avait envie d'autres choses, Élodie ?
• Dans la classe de Mme Sutra, on est prêt à écrire aussi. Quelques questions et on y va. Dylan donne le rythme, Delphine efface tout, Brenda barre, elle s'est trompée. Anaïs (une vraie Anaïs) enrichit les cadeaux du personnage de chaussures avec des lapins, Antony , très looké, s'est fait sans le vouloir une belle moustache blanche à la craie. La fin des cours a sonné mais les parents attendront : Morgane, toute en rose, Charles et Alisson, tout le monde lit sa page de journal avant de partir. Brenda a réécrit un texte, elle ne l'a pas barré. Elle le lit et sourit. Je peux partir, “Julie La Crevette” est dans de bonnes mains.
L'avion est en retard, les routes fermées pour travaux, Patricia en oublie d'allumer ses phares… mais on débarque à l'école Lamartine de Lavelanet en temps et heure. Une double classe : ouf, ça fait beaucoup d'enfants, pas sûre de leur consacrer à chacun le temps qu'il faut… Ils ont tous lu le roman, même Louis, qui m'avoue qu'il ne lit que du fantastique, mais qu'il a aimé mon livre “quand même”, chouette ! Mathilde mène le débat, Fahima veut tout savoir, les mots pleuvent dans ma trousse, adresses e-mail et petites phrases : “on t'adore grave”, là, c'est sûr, ils sont prêts pour le collège. Le skieur, lui, m'offre toute une famille de pingouins en origami. Belle valse hésitation entre enfance et adolescence. Amélie, Manon, Rislène, Alix, Leïla, les deux Laetitia, Camille, Christina… et “oh mon dieu !”, j'ai failli oublier les garçons, pourtant bien présents. Une belle rencontre, merci à tous !
• L'après-midi, vite vite, Laroque d'Olmes. On m'annonce que je suis dans les murs qui ont vu Fabien Barthès réciter l'alphabet. Une très belle école en tout cas.

• Dans la classe de Mme Sutra, on est prêt à écrire aussi. Quelques questions et on y va. Dylan donne le rythme, Delphine efface tout, Brenda barre, elle s'est trompée. Anaïs (une vraie Anaïs) enrichit les cadeaux du personnage de chaussures avec des lapins, Antony , très looké, s'est fait sans le vouloir une belle moustache blanche à la craie. La fin des cours a sonné mais les parents attendront : Morgane, toute en rose, Charles et Alisson, tout le monde lit sa page de journal avant de partir. Brenda a réécrit un texte, elle ne l'a pas barré. Elle le lit et sourit. Je peux partir, “Julie La Crevette” est dans de bonnes mains.
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Quimper, Bretagne
vendredi 07 avril 2006
Un TGV mène au bout du monde, là où commence l'océan. Il ne roule pas, il plane. Les oreilles bouchées dès la sortie de la gare Montparnasse, je me laisse porter...
• Jeudi 6 avril, Céline m'emmène à la rencontre des CE1 de Kerjestin.
Bien loin du folklore breton, les enfants mêlent leur histoire à celle de Noura. Yohan la perd dans les rues de Spa, Marianne parle de Madagascar et Franck évite le sujet. Dans leur quartier, on a détruit une tour, elle a disparu. Comme les grands-pères quand ils meurent. Et les mères alors ne racontent plus les histoires de leur terre d'origine. Enfants sans histoire, Nordin, Kevin, Yassin et les autres rient et bougent, peut-être pour ne pas pleurer. Ridicule poids des mots face à leurs regards.
• L'après-midi, dans la petite bibliothèque de Plomelin, l'ambiance est très différente. Plomelin organise le Mondial Pupilles de foot, les vocations de champion s'y multiplient. Certains résistent, comme Benoît qui, son cœur sous le bras, pose des questions savantes. Sophie, grande lectrice, me demande si j'écris des histoires pour Bayard, elle dévore les “J'aime Lire”. Non, non, un jour peut-être, Sophie... Les deux Pauline se cachent, Charlène ose parler. Tanguy imagine des vacances au loin pendant que Blandine se concentre, cachée sous une table, pour écrire sa carte postale.
• Dans le groupe suivant, Énora envoie Noura sur la Tour Eiffel. Héléna, elle, est montée sur les dunes de Ouarzazate pour de vrai ! Raphaël veut aller au Sahel sauver le monde. Beau travail de Gaëlle, la bibliothécaire, qui ouvre les horizons.
• Le lendemain, retour à la bibliothèque de Penhars (avec un “s” à la fin, maintenant, je le sais !).
Florian me confie son rêve de la nuit ; avant, Maxime habitait Crozon. Pendant la pause, Goncagül me lit un album : des vaches partent voir où le soleil se couche. Arif joue aux billes et Yassin préférerait être mort plutôt que de regarder le livre du désert. Mais très vite il enlève les doigts de ses oreilles et ne veut plus que ça s'arrête. Quand il imagine Noura vieille, il dit qu'elle est laide, mais lui, quand il sera vieux, il aura de belles et grandes moustaches. Les filles ont du mal à imaginer un métier. L'histoire de Noura plane sur la classe, dérisoire.
• La classe de Sébastien m'offre la rencontre d’une deuxième Nora aux si beaux yeux gris. Elle sera pompier, comme une copine et comme Kevin. Théo, lui, sera médecin du monde. Magdaléna et Audrey posent les questions à deux ; Lolita se tait, elle sourit. Je suis étourdie de questions et de remarques. Difficile de nous quitter, mais Sébastien veille : il est l'heure de rentrer. Bonne suite à tous !
• Jeudi 6 avril, Céline m'emmène à la rencontre des CE1 de Kerjestin.

• Dans le groupe suivant, Énora envoie Noura sur la Tour Eiffel. Héléna, elle, est montée sur les dunes de Ouarzazate pour de vrai ! Raphaël veut aller au Sahel sauver le monde. Beau travail de Gaëlle, la bibliothécaire, qui ouvre les horizons.
• Le lendemain, retour à la bibliothèque de Penhars (avec un “s” à la fin, maintenant, je le sais !).


